Le charbon japonais & Cie

Toute personne ayant déjà brûler de l’encens en grain ou des mélanges faits maison connait forcément la pastille de charbon vendue par lot ou en boîte dans tout magasin éso digne de ce nom. Cette même personne s’est vu enfumer sa chambre, jour après jour, avec ladite pastille (qui crachote d’une manière très caractéristique dès qu’on la présente à une flamme et se met à dégager une fumée pas super bonne pour la santé). Les résines brûlent de manière divine mais en ce qui concerne les herbes, comment dire… ça pue grave le brûlé !
[Petite aparté : je ne sais pas vous, mais moi ça me gave de gaspiller une pastille entière pour une pincée de mélange. Donc, je casse la pastille en deux ou trois morceaux (et non, je ne suis pas une grosse radine :P)]

J’avais trouvé une parade avec l’utilisation d’un brûloir doté d’une coupelle en verre dont on a pris soin de recouvrir le font d’un papier d’aluminium (uniquement si l’on souhaite brûler des résines et des plantes car un fond va se créer sous l’effet de la chaleur et vous pourrez dire adieu à votre jolie coupelle). Là, pour le coup, pas de problème de fumée ni d’odeur de brûlé ! L’inconvénient : l’odeur trop discrète justement, voire inexistante avec les plantes. Le comble.

Mais c’était sans compter le charbon japonais ! La première fois que j’en avais entendu parler, c’était sur le forum de Luna Ocra ( devenu Eveil depuis). On en ventait les qualités : petit, pas d’odeur, non nocif… bref que du bonheur ! Il m’aura fallu presque deux ans pour finalement en trouver et pouvoir l’essayer (appelez-moi boulet). Alors ? Et bien, la publicité n’était pas mensongère : aucune odeur ni de fumée de charbon. En plus, surprise très agréable, la manière très respectueuse dont les parfums de l’encens sont diffusés dans l’air. Mon nez a redécouvert les essences des résines et des plantes que je mettais à brûler. C’était divin, aucune odeur de cramé, le bonheur… Du coup, j’aurai apprécié un format un peu plus grand (peut-être que ça existe…) car avec mes mélanges grossiers, c’est un peu difficile de tout caser sur le tout piti charbon (donc, pensez à bien moudre votre encens, qu’il soit le plus en poudre possible). Un autre regret, c’est le peu de fumée blanche dégagée par les résines. Tout est subtile avec ce charbon. Ce n’est pas avec lui que je ferai mes grandes fumigations ^^’.

Donc dans l’ensemble, je suis très satisfaite de ce charbon qui est idéal pour mon utilisation quotidienne mais je garde mes pastilles standards sous le coude ^^.

ps : il serait intéressant d’essayer de suivre avec ce charbon la cérémonie japonaise traditionnelle de l’encens, appelée kōdō où l’encens n’est pas placé directement sur le charbon ardant mais sur une plaque de mica, elle-même posée sur un lit de cendre dans lequel est enfoui le charbon préalablement allumé. Toute une aventure olfactive ! 😀

[EDIT] Après test chez une copine (et comme le faisait remarquer Sólveig), en chauffant un max le charbon (c’est long, prévoyer une pince à charbon et la flamme d’une bougie ), les résines produisent une magnifique fumée blanche ! ^O^