Le Slow Holler Tarot

Houlà! Cela fait une éternité que je n’avais pas fait de review de tarot. Rassurez-vous, ma folie acheteuse / collectionnite aigüe ne s’est pas calmée. J’apprends juste à savourer.

Quand j’ai reçu le Slow Holler (il y a un an maintenant), je ne me rappelais plus l’avoir acheté (je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé ^^’). J’ai certainement dû le backer sur kickstarter (comme je le fais pour plein de jeux) en voyant la lame de la Mort (qui est à TOMBER!!).

Le jeu a été créé par un collectif de 32 artistes et 4 écrivains. Vous allez me dire « Un collectif ?!! Sérieux Brume… Tous ces styles différents, ça te fiche en l’air un groove ! ». Ce à quoi je répondrai ma phrase fétiche « Oui mais non. » 😀 J’aurai été complètement d’accord il y a quelques années. Mais c’était avant Cosmos Tarot & Oracle, Ostara Tarot et Slow Holler. D’ailleurs tous ces beaux projets collectifs me donne grave envie d’en lancer un aussi mais, bon, revenons plutôt à nos moutons ! Alors oui, les styles sont différents mais ça passe comme une lettre à la poste grâce à une cohérence des couleurs : noir, rouge et or (avec une encre métallique qui claque bien). S’il avait eu en plus une bordure dorée, ça aurait été top moumoute !! (Sérieusement les gens, les bordures dorées/argentées/violettes c’est LA VIE !)

Pour être tout à fait honnête quand j’ai parcouru le jeu pour la première fois, j’étais sûre de ne pas l’utiliser. Je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée que l’on n’arriverait pas à communiquer et qu’il allait simplement rejoindre ma collection (un peu comme le Sasuraibito Tarot que j’avais acheté à peu près à la même époque, qui est un objet ma-gni-fi-que mais avec lequel je ne connecte pas du tout). Mais!, il était livré avec un sublimissime « mouchoir de tirage » qui m’appelait de sa douce voix de petit mouchoir « Brume, Brume, pose ces cartes sur moi… » XD. Ayant zé-ro volonté, j’ai succombé et tant mieux ! (oui je ne suis que superficialité et alors ?! 😀 )
Je n’avais pas ressenti une telle connexion depuis le Prisma Tarot. Ce jeu n’est pas « propre sur lui », il n’est pas « beau » (avec des personnages et des scènes bien léchés comme beaucoup des tarots Llewynn ou Scarabéo). Il touche à quelque chose de viscérale visuellement parlant. Visuellement, parce que niveau écriture, il est très doux (pas gnangnan, attention !). Les explications pour chaque carte sont justes. Le jeu ne tourne pas autour du pot mais sans enfoncer ni envoyer d’uppercut. Il y a beaucoup d’amour dans ce jeu, d’acceptation, de « je te reconnais et c’est ok » 🙂 .
C’est drôle de voire comment on évolue à travers les tarots/oracles qui nous parlent parce que depuis je n’arrive plus à lire le Prisma.

En parlant du livret qui accompagne le jeu, la volonté était de rendre accessible la signification de chaque lame, que tout le monde puisse facilement se projeter, faire des liens. Je dois dire que c’est très réussi. Je n’accorde jamais beaucoup d’importance aux livres accompagnant les tarots car, pour moi, l’illustration doit pouvoir retranscrire tout ça. J’ai sûrement tord à ce propos mais il y en a tellement qui n’apporte rien. Pour ce qui ont le Mary-El Tarot, vous savez qu’il y a une véritable tartine d’explications (avec les différentes symboliques, les liens avec l’astrologie, la Kabbale, les différents panthéons païens, etc…). J’adore le Mary-El et toutes ces explications sont passionnantes mais en pratique, j’ai toujours du mal à voir le lien avec ma vie et mes petites préoccupations. C’est pour ça d’ailleurs que je ne m’en sers principalement que pour des questionnements spirituels. Le Slow Holler est beaucoup plus simple d’accès (beaucoup plus concis aussi ^^) et familier. C’est ça ! Ce jeu est un Familier.

A noté que, bien que sa base soit Rider Waite Smith, plusieurs majeures et toutes les suites et figures ont été renommées. Voyez plutôt :

Comme vous pouvez le lire, une des volontés de Slow Holler est, également, de permettre aux personnes qui, d’ordinaire, ne se retrouve pas dans les représentations traditionnelles du Tarot de pouvoir le faire (que se soit au niveau de leur orientation sexuelle, de leur genre, de leur couleur de peau, etc…). C’est cette ouverture et bienveillance que je ressens avec ce jeu et dont je vous parlais plus haut.
Quant aux changements, ils ne m’ont pas du tout gêné, au contraire. Ils m’ont plutôt apporté une autre compréhension des lames, une nouvelle façon de les aborder qui n’enlève en rien à leurs significations « de base ».

Le jeu est, malheureusement, épuisé pour le moment mais si on en croit leur site, peut-être que l’on aura droit à une 2nde édition en 2019. Croisons les doigtdoigts ! 😀
En attendant, voici leur site : Slow Holler.